Histoires de chiens

25 juillet 2019

La fidélité de Russ

En mai 2019, mes pas m’ont conduite en Bavière mais plus précisément à Bayreuth, ville où Richard Wagner fit construire le Festspielhaus financièrement pris en charge par le roi Louis II de Bavière. La ville est devenue célèbre dans le monde entier pour son festival et nombreux sont les mélomanes qui souhaite participer à cet événement annuel.



Villa Mannfried et buste de Louis II de Bavière

Grand défenseur de la cause animale, le compositeur allemand Richard Wagner (né en 1813 à Leipzig et mort en 1883 à Venise) vouait aux chiens - sa « seule consolation aux tourments de la vie » - une passion proche de la fixation maladive. C'est à eux qu'il réservait ses plus belles déclarations. Durant sa longue vie, il eut plusieurs compagnons canins (Rüpel, Robber, Peps, Fips, Pohl, Kos, Russ) consolateurs des découragements et des périodes de misère. Dans le « Dictionnaire des chiens illustres » par André Demontoy, on découvre Robber qui est le nom du 2ème chien de Wagner…. Robber était un terre-neuve qui « appartenait à un boutiquier de Riga (en Lituanie…), ville où Wagner avait été nommé directeur musical du théâtre au début de sa carrière. Le chien décida d’adopter pour maître le compositeur qui lui avait témoigné quelques caresses. Il le suivait comme son ombre. On rapporte que le chien assistait aux répétitions sans aboyer. Lors de l’une d’elles, alors qu’il se trouvait tranquillement assis à côté du contrebassiste, un mouvement d’archer un peu vif s’approcha de son œil. Le chien répliqua par un coup de dent. Le musicien s’écria : « Le chien, Herr Kappelmeister ! ». Wagner répondit : « Ce chien est un bon critique. Il est simplement en train de vous dire que ce passage doit être joué plus délicatement ».

Statue de Richard Wagner et de son chien Russ

Grand défenseur de la cause animale, le compositeur allemand Richard Wagner (né en 1813 à Leipzig et mort en 1883 à Venise) vouait aux chiens - sa « seule consolation aux tourments de la vie » - une passion proche de la fixation maladive. C'est à eux qu'il réservait ses plus belles déclarations. Durant sa longue vie, il eut plusieurs compagnons canins (Rüpel, Robber, Peps, Fips, Pohl, Kos, Russ) consolateurs des découragements et des périodes de misère. Dans le « Dictionnaire des chiens illustres » par André Demontoy, on découvre Robber qui est le nom du 2ème chien de Wagner…. Robber était un terre-neuve qui « appartenait à un boutiquier de Riga (en Lituanie…), ville où Wagner avait été nommé directeur musical du théâtre au début de sa carrière. Le chien décida d’adopter pour maître le compositeur qui lui avait témoigné quelques caresses. Il le suivait comme son ombre. On rapporte que le chien assistait aux répétitions sans aboyer. Lors de l’une d’elles, alors qu’il se trouvait tranquillement assis à côté du contrebassiste, un mouvement d’archer un peu vif s’approcha de son œil. Le chien répliqua par un coup de dent. Le musicien s’écria : « Le chien, Herr Kappelmeister ! ». Wagner répondit : « Ce chien est un bon critique. Il est simplement en train de vous dire que ce passage doit être joué plus délicatement ».

 Tombe de Cosima et Richard Wagner

Les aléas de la vie amenèrent un Wagner couvert de dettes à traverser la frontière clandestinement et à se rendre avec son chien et sa compagne Minna en Prusse Orientale. De là, il gagne Londres après avoir secrètement halé le chien sur le pont du navire. Ensuite, il se rend à Paris où Robber se baigne dans les fontaines et sympathise avec tous les passants. Mais dans Paris, Robber se perdit et ne reparut pas… Après Paris, Wagner se rend à Dresde où il adopte un jeune épagneul King Charles qu’il appelle Peps. Quand Peps mourut, Wagner écrivit : « J’ai pleuré sans cesse, - je ne pouvais pas l’aider – et ressenti chagrin et tristesse pour ce cher ami de treize ans, qui avait toujours travaillé et marché à mes côtés, et m’avait simplement appris que le monde existait dans notre cœur et notre intuition. »A Bayreuth, aux obsèques royales de Wagner, son épouse Cosima Liszt, désespérée et réfugiée dans sa douleur ne parut pas. Mais tandis que tombait la neige, on vit devant le cercueil les enfants tenant en laisse les deux chiens de leur père dont ils avaient été les compagnons fidèles.

Tombe de Russ

A proximité de la tombe de Wagner où il est enterré avec sa femme, on peut voir une petite pierre rectangulaire sur laquelle est gravée cette inscription : « Hier ruht und wacht Wagners Russ » (« Ici repose et veille le Russ de Wagner »). Russ était le nom d'un terre-neuve que Wagner aima passionnément et enterra là en 1875. Russ tenait compagnie à son maître sans « s’impliquer » dans la musique comme Robber et Peps. Il veillait aussi sur les jeunes enfants du couple notamment quand ils faisaient du bateau. Cosima qui n’était pas habituée à ce genre de chien se plaignait qu’il revienne souvent le poil sale et trempé suite à ses promenades et ses baignades. Aussi souhaitait-elle qu’il dorme dehors. Wagner répondait : « S’il doit dormir dehors, peut-être dois-je le faire aussi. » A la mort de Russ, le compositeur retarda la date de son départ pour Vienne afin de prendre le temps de l’enterrer à quelques dizaines de centimètres de l’endroit où lui-même serait inhumé en 1883.

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18 juillet 2019

Argos le chien d'Ulysse

Ce jour, je suis allée voir l’exposition consacrée à Homère au Louvre-Lens.

C’est l’une des expositions les plus ambitieuses jamais consacrées à cette figure centrale de la culture grecque antique et poète fondateur de la culture occidentale. L’Iliade et l’Odyssée, poèmes homériques avec leurs principaux héros : Ulysse, Achille, Hector, Pénélope, Hélène, … des noms quelque peu ensevelis dans mes souvenirs sont « remontés à la surface ». Des noms qui résonnent toujours dans l’esprit de beaucoup. 

Ulysse reconnu par son chien Argos Pierre Amédée Durand 1810

Ulysse reconnu par son chien Argos Etienne Jules Ramey 1815

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me suis souvenue de ce chien, Argos, devenu le symbole de la fidélité jusqu’à la mort. D'après l'Odyssée d'Homère, Argos est le chien d'Ulysse, qui, fidèle à son maître le reconnut immédiatement, après vingt ans d'absence, à son retour de la guerre de Troie. Le déguisement d'Ulysse en mendiant ne le trompa pas. À peine le vit-il qu'il en mourut sur place.

L’étymologiste Pierre Chantraine dans son Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Klincksieck, Paris 1968-1980, suggère pour le sens du mot Argos, « une notion qui exprime à l’origine la blancheur éblouissante de l’éclair et en même temps sa vitesse » ce que nous devinons bien dans cet extrait de la traduction d'Eugène Bareste : « Hélas ! c'est le chien de ce héros qui est mort loin de nous ! S'il était encore tel qu'Ulysse le laissa quand il partit pour les champs troyens, tu serais étonné de sa force et de son agilité. Nulle proie n'échappait à sa vitesse lorsqu'il la poursuivait dans les profondeurs des épaisses forêts : car ce chien excellait à connaître les traces du gibier… »

L'adjectif argos signifie soit brillant, luisant, blanc soit, notamment en parlant d'un chien, rapide, agile, léger.

Ulysse et Argos, illustration de John Flaxman pour l'Odyssée (1835).

Car il n'a jamais oublié son maître, Argos devient un symbole de fidélité animale.

« Il est mort ! Mort de joie en me reconnaissant.

Ah ! Minerve a bien su me changer pour les hommes,

Mais non pour mon vieux chien, meilleur que nous ne sommes.

Pauvre Argos ! je n'ai pu, j'en ai comme un remords, te faire une caresse avant que tu sois mort.

Pauvre Argos !

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27 juillet 2018

Rencontres originales en Bavière

 

Chacun vit sa vie comme il l’entend avec son chien !

Voici des témoignages

de quelques rencontres qui valaient bien une photo (juin 2018)

chien Fussen blog

chien Grossklockner blog

chien Berchesgaden blog

 

 

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05 avril 2018

Souvenir d'AZERBAÏDJAN

 

Lors d’un voyage en Azerbaïdjan en 2016, j’ai visité un musée dans lequel il y avait une exposition temporaire intitulée « From waste to Art » c’est-à-dire « Des déchets à l’Art » et j’ai été subjuguée par les œuvres de Nirit Levav, une Israélienne qui fait des sculptures à partir de vieilles chaînes de vélo.

Cliquez sur l’image pour découvrir cette artiste !

 

à suivre : page en construction........

 

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22 novembre 2017

JE M'APPELAIS CARAMEL

Capture

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24 octobre 2017

" LES YEUX DU COEUR "

Chien Journal Le Parisien

Il y a quelques jours, j’ai décidé de ranger quelques affaires dans mon grenier. Des objets étaient emballés depuis une éternité dans du papier journal. Par curiosité, je regarde la date et je tombe sur une feuille du Parisien date du 16 mars 1976. Et que vois-je en tout premier ? Une photo représentant un enfant et un chien, un berger allemand.

 

 « LES YEUX DU CŒUR »

L’EMOUVANTE AMITIE DE DEUX INFIRMES :

L’ENFANT ET LE CHIEN

Nous sommes en 1946, dans un village de Vercors. Karim est un gentil garçon d’une douzaine d’années, dont le regard un peu sauvage est souvent voilé par une profonde tristesse : son père est mort au maquis et lui-même, victime d’un choc nerveux au cours d’un bombardement, a perdu l’usage d’un bras et une jambe.

Dans la forêt, à la limite du territoire des hommes, un autre infirme vit difficilement une vie sauvage, pleine d’embûches que son flair et son instinct lui font déjouer, c’est « Schupo », le berger allemand, abandonné, blessé 2 ans plus tôt par son maître SS.

« Schupo » est connu et redouté des habitants du village et le « chien fou », c’est ainsi qu’on le nomme, alimente les conversations, le soir, autour des tables familiales. Karim, lui aussi un peu « chien perdu », ressent affectivement la solitude de Schupo et comprend son malheur. Mais laissons Jean-Louis Cotte rapporter la scène où, pour la première fois, Schupo acceptera la présence et la caresse de l’enfant.

« Depuis le retour des beaux jours, Karim a pris l’habitude de rendre chaque soir en forêt afin d’y nourrir le « chien fou ». A peine atteint-il les premiers sapins immobiles et sombres dans la splendeur dorée des crépuscules de montagne, que Schupo a, de très loin, deviné son approche. Karim sifflote, s’assied, se met à parler doucement avec son infinie patience d’infirme. Il sait que l’animal est là.

Ces gestes calmes, cette voix humaine à la fois monocorde et paisible, cette présence répétée et étrangement rassurante, troublent Schupo et l’attirent invinciblement. Un soir, enfin, il se décide à l’approcher. Karim qui a entendu le pas léger à travers les fougères, murmure :

-      Schupo, mon chien, je voudrais que tu sois mon ami… Le chien s’enhardit jusqu’à oublier de maintenir entre lui et l’enfant la traditionnelle « distance de fuite ».

Il se rapproche encore et vient flairer les genoux de Karim. Lentement, tout en continuant de parler, l’enfant infirme étend sa main valide. L’espace d’une seconde, il ressent sous ses doigts le dur pelage de l’animal qui, très vite, se crispe mais reste sur place. Karim insiste avec patience et douceur :

-      N’aie pas peur Schupo, j’ai besoin de toi autant que toi-même tu as besoin de moi. 

Le soir vient enfin où il se couche aux pieds de l’enfant, où sa rude tête s’abandonne à la douce, désormais indispensable caresse humaine. Eperdument, son regard fixe celui de l’enfant qui lui sourit. En cet instant unique le pacte ancestral entre l’homme et la bête vient de reprendre ». 

Mais les histoires de hommes ne ressemblent jamais tout à fait aux contes de fées.

Un jour, le grand Gustave, fier-à-bras du village, vainqueur, comme toujours, du concours des chiens de troupeaux, fête son triomphe, au guidon d’une terrifiante moto. Ivre de vin et d’orgueil, il lance son engin à toute vitesse et ne peut éviter Schupo. Karim se précipite pour secourir son ami, inerte, qui gémit doucement. Schupo guérira, entouré des soins de tous ceux qui sont devenus ses amis. Il guérira, certes, mais il restera aveugle.

Karim surmonte, une fois encore, sa peine, quand il se rend compte que, malgré sa cécité, Schupo est heureux désormais, entouré de l’affection de tout le village et surtout de la vigilante présence de son jeune maître. Et puis, la puissance de l’instinct est telle que Schupo, privé d’yeux, a encore développé son merveilleux flair, en compensation de son infirmité. Un jour, lui aussi, aidé par un de ses congénères, il apprend malgré sa cécité à garder le troupeau : les yeux du cœur ont remplacé les autres !

Un beau titre, une belle histoire, un beau film.

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15 novembre 2016

Souvenirs de BIRMANIE !

Voici quelques nouvelles photos

datant de décembre 2015 prises en Birmanie

et que j’ai envie de partager avec vous !

hé oui la pagode c'est ma maisonde temps en temps malheureusement c'est nécessaireparles tu birmanj'ai de bons maîtres

mes maîtres pensent toujours à mettre un bol d'eaurencontredormir le jour et fureter la nuit

Cliquez sur les images pour les agrandir et lire les légendes !

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30 juillet 2016

Le berger du Caucase

Carte de la Géorgie

La Géorgie est un pays montagneux et subtropical ayant des frontières  avec 4 pays : la Russie au nord, l'Azerbaïdjan à l'est, l'Arménie au sud et la Turquie au sud-ouest. À l'ouest, le pays est bordé par la mer Noire. La population est de 3,7 millions d'habitants selon le recensement de novembre 2014.

Le pays est principalement montagneux et au nord, la frontière russe est une véritable frontière naturelle composée d'une grande chaîne de montagnes, le Grand Caucase, par opposition au Petit Caucase, qui occupe la partie sud du pays. Les 3ème et 4ème plus hauts sommets du Caucase avec le mont Chkhara (5 058 m) et le Kazbek (5 047 m) se trouvent en Géorgie.

Le gardien du troupeau

Dragor

C’est à ce pays que, mon mari et moi-même, nous nous sommes intéressés il y a 2 ans maintenant et c’est lors du voyage en 2015 que j’ai rencontré une race de chiens très impressionnants : le berger du Caucase, chien de garde et de défense.

Les bergers du Caucase sont des chiens de taille supérieure à la moyenne, de constitution robuste voire grossière, ils sont mordants et méfiants envers les étrangers. Ce sont des chiens endurants qui ont la faculté de s’adapter à des conditions thermiques et climatiques variées.

Cette race a eu tendance à disparaître avec la diminution des troupeaux en alpage mais des puristes ont réagi avant que la race ne disparaisse et l’on retrouve des bergers du Caucase au travail mais aussi comme chiens de compagnie (à la campagne bien sûr !). Ce sont de gros nounours que l’on peut caresser mais attention ils ont tendance à être très « envahissants » et on « ne fait pas le poids » !

Nadine et Elurka

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23 mars 2016

MINGALABAR ! Bonjour, en birman.

Sommeil du juste

Regardez comme il est beau !

Décembre 2015 m’a ramenée pour mon plus grand plaisir en Birmanie, des prises de vues à faire pour terminer un film.

Et pour mon plus grand plaisir aussi retrouver tous ces chiens en Birmanie qui se promènent tranquillement dans les rues ou se reposent là où le sommeil les prend.

Des chiens, il y en a partout. Toute maison à son chien (ou plusieurs) qui fait son travail de ratier et qui mange les restes alimentaires quotidiens. Le chien n’est jamais brutalisé, jamais chassé et même s’il occupe une marche dans la montée de la pagode, on l’enjambera !

En contrepartie, toute liberté leur est laissée et il n’y a bien sûr aucun contrôle sur la reproduction ce qui engendre les problèmes que l’on peut imaginer...

Chien de maison

En chaise longue

Méditation

Protecteur

Repos mérité

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04 octobre 2015

ULUKHAKTOK (Arctique canadien) - ETE 2015

 

Les temps changent !

Une phrase sans originalité. C’est pourtant un constat que j’ai fait cet été à Ulukhaktok dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada.

La vie dans cette communauté inuite est la même que dans tout le reste du Canada : maisons bien équipées, bien chauffées, Internet, téléphones portables...

Les traditions se perdent petit à petit bien que des prises de conscience aient permis de sauvegarder la langue, l’essence même d’un peuple.

Ce qui est vraiment en train de disparaître ce sont les chiens de traîneau. Et c’est tant mieux car maintenant que les Inuit se déplacent en quads, les chiens deviennent moins « utiles » et les Inuit « oublient » parfois de nourrir leurs chiens. Il faut dire que les jeunes n’ont plus envie d’aller sur la banquise pêcher et chasser le phoque pour nourrir les chiens.

Alors tout se calque sur le mode de vie occidental et c’est ainsi que j’ai vu (ce n’était pas la première fois en Arctique) une Inuk avec un Shih Tzu !!! Pourvu qu’elle ne le laisse pas dehors cet hiver.

Ulukhaktok 1

Voyez cette autre photo : c’est Wilma. Elle a 3 mois et elle vient d’être achetée par un Inuk qui, lui, a envie de mettre en route un équipage de chiens et qui a décelé chez cette petite femelle les qualités requises pour en faire son chien de tête, le chien le plus intelligent de la meute et le plus proche du maître (le chien de tête est 9 fois sur 10 une femelle).Ulukhaktok 2

 

 

 

 

 

 

J’avais sympathisé avec cette chienne blanche l’année dernière et je l’avais appelée « Ulu », je la retrouve avec bonheur !

 

Nadine et la chienne Ulu

 

 

 

 

 

 

 

 

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