En mai 2019, mes pas m’ont conduite en Bavière mais plus précisément à Bayreuth, ville où Richard Wagner fit construire le Festspielhaus financièrement pris en charge par le roi Louis II de Bavière. La ville est devenue célèbre dans le monde entier pour son festival et nombreux sont les mélomanes qui souhaite participer à cet événement annuel.



Villa Mannfried et buste de Louis II de Bavière

Grand défenseur de la cause animale, le compositeur allemand Richard Wagner (né en 1813 à Leipzig et mort en 1883 à Venise) vouait aux chiens - sa « seule consolation aux tourments de la vie » - une passion proche de la fixation maladive. C'est à eux qu'il réservait ses plus belles déclarations. Durant sa longue vie, il eut plusieurs compagnons canins (Rüpel, Robber, Peps, Fips, Pohl, Kos, Russ) consolateurs des découragements et des périodes de misère. Dans le « Dictionnaire des chiens illustres » par André Demontoy, on découvre Robber qui est le nom du 2ème chien de Wagner…. Robber était un terre-neuve qui « appartenait à un boutiquier de Riga (en Lituanie…), ville où Wagner avait été nommé directeur musical du théâtre au début de sa carrière. Le chien décida d’adopter pour maître le compositeur qui lui avait témoigné quelques caresses. Il le suivait comme son ombre. On rapporte que le chien assistait aux répétitions sans aboyer. Lors de l’une d’elles, alors qu’il se trouvait tranquillement assis à côté du contrebassiste, un mouvement d’archer un peu vif s’approcha de son œil. Le chien répliqua par un coup de dent. Le musicien s’écria : « Le chien, Herr Kappelmeister ! ». Wagner répondit : « Ce chien est un bon critique. Il est simplement en train de vous dire que ce passage doit être joué plus délicatement ».

Statue de Richard Wagner et de son chien Russ

Grand défenseur de la cause animale, le compositeur allemand Richard Wagner (né en 1813 à Leipzig et mort en 1883 à Venise) vouait aux chiens - sa « seule consolation aux tourments de la vie » - une passion proche de la fixation maladive. C'est à eux qu'il réservait ses plus belles déclarations. Durant sa longue vie, il eut plusieurs compagnons canins (Rüpel, Robber, Peps, Fips, Pohl, Kos, Russ) consolateurs des découragements et des périodes de misère. Dans le « Dictionnaire des chiens illustres » par André Demontoy, on découvre Robber qui est le nom du 2ème chien de Wagner…. Robber était un terre-neuve qui « appartenait à un boutiquier de Riga (en Lituanie…), ville où Wagner avait été nommé directeur musical du théâtre au début de sa carrière. Le chien décida d’adopter pour maître le compositeur qui lui avait témoigné quelques caresses. Il le suivait comme son ombre. On rapporte que le chien assistait aux répétitions sans aboyer. Lors de l’une d’elles, alors qu’il se trouvait tranquillement assis à côté du contrebassiste, un mouvement d’archer un peu vif s’approcha de son œil. Le chien répliqua par un coup de dent. Le musicien s’écria : « Le chien, Herr Kappelmeister ! ». Wagner répondit : « Ce chien est un bon critique. Il est simplement en train de vous dire que ce passage doit être joué plus délicatement ».

 Tombe de Cosima et Richard Wagner

Les aléas de la vie amenèrent un Wagner couvert de dettes à traverser la frontière clandestinement et à se rendre avec son chien et sa compagne Minna en Prusse Orientale. De là, il gagne Londres après avoir secrètement halé le chien sur le pont du navire. Ensuite, il se rend à Paris où Robber se baigne dans les fontaines et sympathise avec tous les passants. Mais dans Paris, Robber se perdit et ne reparut pas… Après Paris, Wagner se rend à Dresde où il adopte un jeune épagneul King Charles qu’il appelle Peps. Quand Peps mourut, Wagner écrivit : « J’ai pleuré sans cesse, - je ne pouvais pas l’aider – et ressenti chagrin et tristesse pour ce cher ami de treize ans, qui avait toujours travaillé et marché à mes côtés, et m’avait simplement appris que le monde existait dans notre cœur et notre intuition. »A Bayreuth, aux obsèques royales de Wagner, son épouse Cosima Liszt, désespérée et réfugiée dans sa douleur ne parut pas. Mais tandis que tombait la neige, on vit devant le cercueil les enfants tenant en laisse les deux chiens de leur père dont ils avaient été les compagnons fidèles.

Tombe de Russ

A proximité de la tombe de Wagner où il est enterré avec sa femme, on peut voir une petite pierre rectangulaire sur laquelle est gravée cette inscription : « Hier ruht und wacht Wagners Russ » (« Ici repose et veille le Russ de Wagner »). Russ était le nom d'un terre-neuve que Wagner aima passionnément et enterra là en 1875. Russ tenait compagnie à son maître sans « s’impliquer » dans la musique comme Robber et Peps. Il veillait aussi sur les jeunes enfants du couple notamment quand ils faisaient du bateau. Cosima qui n’était pas habituée à ce genre de chien se plaignait qu’il revienne souvent le poil sale et trempé suite à ses promenades et ses baignades. Aussi souhaitait-elle qu’il dorme dehors. Wagner répondait : « S’il doit dormir dehors, peut-être dois-je le faire aussi. » A la mort de Russ, le compositeur retarda la date de son départ pour Vienne afin de prendre le temps de l’enterrer à quelques dizaines de centimètres de l’endroit où lui-même serait inhumé en 1883.